Rencontre avec Alexis Petit-Gats

Directeur marketing et communication des champagnes Canard-Duchêne

Canard-Duchêne enregistre une croissance de 13% de ses ventes par rapport à 2010. Une hausse, en partie, due à ses nouveaux packagings.

Vous avez modifié l’habillage de vos bouteilles l’an dernier. Quels changements avez-vous apporté ?
Alexis Petit-Gats : Nous avons changé le graphisme de l’étiquette et de la colerette. Sur cette dernière, nous avons grossi la date de fondation, 1868, pour valoriser l’histoire de Canard-Duchêne. Sur l’étiquette, nous avons apporté des explications plus détaillées sur son origine géographique pour souligner sa personnalité terrienne. Contrairement à de nombreuses marques installées à Reims même, nous sommes implantés au cœur du vignoble, à Ludes. Pour notre gamme prestige, Charles VII, nous avons rendu un hommage au Victorieux en précisant qu’il a gagné la guerre de 100 ans et qu’il a été couronné à Reims en 1429.

Avez-vous également fait évoluer les matériaux ?
A. P.-G.  : Oui, nous avons travaillé sur l’étiquette avec le papetier Avery Dennison. Nous avons opté pour un papier plus noble, à la texture grainée. Nous avons aussi utilisé un or à chaud plus « luxe » à la teinte plus cuivré. Et à l’occasion des fêtes de fin d’année, nous avons proposé des étuis en carton originaux, en forme de sac, pour pouvoir les transporter plus aisément.

Ces évolutions ont-elles porté leurs fruits en terme de ventes ?
A. P.-G.  : Indéniablement. Nous avons clôturé l’année en dépassant les 4 millions de cols. Une première pour Canard-Duchêne. Sur le haut-de-gamme, nous avons enregistré une croissance de 13% de nos ventes par rapport à 2010. D’excellents résultats qui s’expliquent par notre fort ancrage en France. L’Hexagone, qui représente 60% des ventes, restera d’ailleurs notre marché principal même si nous sommes présents dans 45 pays.

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