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Courbet signe un 9 carats de culture

Courbet signe un 9 carats de culture

Des diamants de laboratoire et de l’or recyclé : au n°7 de la place Vendôme, la maison Courbet rebat les cartes du luxe. Un mois avant de souffler sa première bougie, le joaillier vient de vendre le plus gros diamant de culture jamais produit.

C’est une pièce de haute joaillerie, une bague dont la monture s’inspire des reflets changeants de l’eau. De petits diamants blancs et bleus lui font une robe d’écailles précieuses venant magnifier une pierre de 9 carats. Mais il ne s’agit pas de n’importe quelle pierre : ce diamant-là ne provient ni d’Afrique du Sud,
ni d’Australie. À vrai dire il n’a été extrait d’aucune mine : c’est en laboratoire qu’il a été créé. Et la semaine dernière, il a décroché le titre du plus gros diamant de culture jamais serti.

Un record dont Manuel Mallen, co-fondateur avec Marie-Ann Wachtmeister de la joaillerie Courbet n’est pas peu fier : « cette vente confirme l’émergence d’une conscience écologique dans l’univers de la haute joaillerie. C’est un signal positif fort en faveur d’un luxe durable ».

Diamant de mine vs diamant de laboratoire

Mais reprenons les choses dans l’ordre : comment distinguer un diamant minier d’un diamant de synthèse ? « Il est impossible de distinguer à l’œil nu un diamant de culture d’un diamant naturel », explique-t-on chez Courbet.
« La différence entre ces deux pierres est comparable à celle qui existe entre un bébé et un bébé-éprouvette
 ». Mieux : « Les diamants sont classés en quatre catégories : 1A, 1B, 2A et 2B. Les 2A sont considérés comme les plus purs : 100% des diamants synthétiques sont classés 2A contre seulement 2 % pour les diamants de mine », affirme Manuel Mallen.

Et comme pour le diamant naturel, le diamant synthétique s’évalue en fonction de quatre critères : Carat, Color, Clarity et Cut (la taille du diamant). Une règle dite des « 4C » à laquelle Courbet en ajoute un cinquième pour « Conscience ».

Itinéraire d’une pierre écologique

« Un diamant de laboratoire a les mêmes propriétés physiques, chimiques et optiques qu’un diamant provenant d’une mine mais son impact sur l’environnement – et sur l’homme – est radicalement différent. La fabrication d’un diamant en laboratoire consomme 7 fois moins d’eau que l’extraction d’un diamant dans une mine et son processus de fabrication ne dévaste aucun paysage contrairement aux excavations que nécessite l’extraction de kimberlite ». Cerise sur le diamant : les pierres de laboratoire s’avèrent en outre 30 à 40% moins coûteuses que leurs équivalents miniers.

Et pour boucler la boucle, la maison Courbet propose ses pierres dans des écrins façonnés à partir de chutes de cuir broyées puis amalgamées avec du latex naturel (hévéa). « Il s’agit d’écrins sans métal (les systèmes de fermeture sont à pattes croisées), intégrant des colles d’origine naturelle », précise Manuel Mallen. « Nos contre-boîtes sont en carton recyclé, pliées en origami pour éviter tout usage de colle et nos sacs boutique sont (bien sûr) en papier recyclé… ».

Christel Trinquier

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Courbet signe un 9 carats de culture

© DMITRY KOSTYUKOV The packaging made from recycled leather and the ring with a white 1ct emerald cut laboratory grown diamond, 6 700 €, COURBET, are seen in Courbet office in Paris on August 28, 2018. Dmitry Kostyukov for The New York Times

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