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Oriol & Fontanel, le ruban va de l’avant

16/11/2018

Oriol & Fontanel, le ruban va de l’avant

Laurent Géry, directeur général du spécialiste français du ruban et de l’ornement pour le packaging de luxe, fait le point sur les investissements réalisés cette année et nous parle de ses perspectives pour 2019.

Sur quoi se sont portés vos investissements en 2018 ?

Nous avons fortement investi en teinture et sommes aujourd’hui 100 % intégrés sur la chaîne de production, qu’il s’agisse de tissage, de teinture, d’impression des rubans et de leur transformation. Nous avons inauguré une nouvelle entité de production sur notre site existant, à Andrézieux-Bouthéon (42), qui offre
5 000 m² supplémentaires pour une surface totale de 25 000 m². Le site originel de tissage de 3 000 m² a été conservé et sera étendu à 5 000 m².
À l’horizon 2019 nous aurons donc environ 30 000 m² de surface dédiés à la production et au stockage.

Cet investissement – 3 millions d’euros en immobilier et 1 million en machines (teinture et impression) –, a permis un redéveloppement fort sur le ruban y compris pour le packaging. C’est une suite logique à la demande croissante pour une production française de matières biologiques et respectueuses de l’environnement. Les marques de luxe émettent de plus en plus de warnings à leurs fabricants par rapport aux origines Asie et, en conséquence, la production en France est en train de remonter.

Votre production en Asie se chiffre à combien aujourd’hui ?

La production totale était montée à 50 % il y a encore deux ans, et nous sommes maintenant redescendu à 40 %, donc les tendances actuelles se confirment. Néanmoins, en matière de coûts l’Asie reste avantageux.

Le ruban pour le packaging représente combien de votre chiffre d’affaires ?

En 2017 notre pôle textiles et produits pour le marché du luxe – ruban et ornement textile – a fait 17 millions d’euros. Le ruban a lui seul représente environ 35 %. À terme, le but est de rééquilibrer la répartition du chiffre d’affaires du pôle luxe entre les ornements et les rubans pour le packaging. L’objectif est d’atteindre 20 millions d’euros de chiffre d’affaires dans deux ans.

Quels sont vos projets pour l’année à venir ?

Des investissements aux alentours d’un million d’euros vont se porter sur l’impression avec deux machines dédiées aux techniques laser et à l’ultrason. Ce sont des techniques que nous maîtrisons déjà, mais que l’on souhaite développer car elles répondent fortement aux besoins de réactivité et de précision exigés par les marques.

En parallèle, nous nouons des partenariats et entamons des recherches autour des nouvelles matières afin de proposer des tissages français « eco-friendly », tant au niveau de la production que du recyclage. Nous voulons aussi travailler des matières qui peuvent être plus sécurisantes que la soie ou le coton en ce qui concerne leur sourcing, car dans ces deux secteurs il y a souvent des doutes sur les origines des filières biologiques et des problématiques concernant les volumes d’eau utilisés pour leur traitement. Notre focus est donc de développer des matières à base d’acétate (qui provient du bois), qui puissent remplacer les polyesters ainsi que les cotons naturels, mais avec les avantages de ceux-ci, à savoir les volumes très bas d’eau pour le traitement des polyesters et la recyclabilité du coton.

Et sur l’ornement ?

Bien que l’on entende des sons contraires, le marché reste très soutenu, y compris en développement. L’année dernière, nous avons eu de beaux projets : Twilly d’Hermès (l’accessoire soie), et quatre parfums chez Lancôme pour les franchises La Vie est Belle et Trésor. L’année 2019 s’annonce positive dans le domaine de l’ornement avec un bon nombre de dossiers en cours.

Quelles sont les tendances qui se dessinent en matière de personnalisation ?

Il y aussi bien le coton, les matières naturelles et épurées que la soie, les aspects brillants et pailletés, les velours ou encore les pierres. Je ne vois pas de tendance majeure. Le seul point constant reste la demande soutenue pour une identité de marque différenciée.

Que représente le marché des spiritueux chez Oriol & Fontanel ?

À ce jour, moins de 5 %. C’est un marché avec un rythme bien plus lent que celui des parfums et cosmétiques et que l’on développe très progressivement. Nous continuons à travailler sur tout ce qui est étiquettes avec des fils en or ainsi que les habillages de col, principalement avec les cordons or ou polyester. Là, il s’agit d’une fabrication française car notre groupe est l’un des derniers fabricants de cordons de luxe en France.

Alissa Demorest

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Oriol & Fontanel, le ruban va de l’avant

Pour l'édition limitée La Vie est Belle Arty un accessoire en TPU et sans couture signé Oriol & Fontanel.

© SABINE SERRAD Laurent Géry, directeur général d'Oriol & Fontanel.

© SABINE SERRAD

© Sabine Serrad

© SABINE SERRAD

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