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Interview de Christophe Cervasel et Sylvie Ganter

Fondateurs et dirigeants de Atelier Cologne

Interview de Christophe Cervasel et Sylvie Ganter

Christophe et Sylvie ont créé la maison de parfum Atelier Cologne. Ils soignent chaque élément du packaging et de la communication et développent un positionnement et une approche qualitative atypiques.

La création d’une maison de parfum est un challenge monumental lorsque l’on est indépendant. Par quoi avez-vous commencé ?
Christophe Cervasel : Le démarrage de cette histoire est la rencontre avec Sylvie. Nous avons en commun cette passion pour la Cologne, qui est une manière très personnelle et très subtile de se parfumer. Nous travaillions tous les deux dans la parfumerie, et nous avons eu l’idée de créer une maison de parfum qui se concentre totalement sur la Cologne. Nous avons toujours ressenti un manque de créativité sur ce créneau et nous souhaitions faire ressortir la personnalité des jus. Nous voulions également associer à la qualité, la tenue des fragrances que l’on trouve avec les parfums.
Sylvie Ganter : Ce n’est pas une vision opportuniste de notre part. Nous nous sommes vraiment posés la question de ce que nous avions envie, ce qui nous manquait. Et lorsque nous partagions cette démarche avec nos amis, nous avons réalisé que nous n’étions pas les seuls à vouloir combler ce vide.

Comment vous êtes-vous affranchit des codes de la Cologne ?
S.G. : Nous avons voulu relever un challenge technique au niveau du jus, car nous souhaitions qu’il soit très frais au départ, mais avec une très longue tenue. Ensuite, nous avons validé les différentes étapes de cette démarche, les couleurs, le nom, etc. avec une centaine de personnes qui constituaient notre cercle proche. Nous étions dans une démarche de recherche d’authenticité qui ressort dans chaque élément de la maison. D’ailleurs, le choix du flacon est arrivé avant les différents noms des jus. On y retrouve tous les codes. Il n’est ni rond, ni carré, il fait un peu ancien, mis avec un habillage moderne avec son étiquette décentrée.

Pourquoi ce flacon est-il spécial ?
C.C. : Il n’est disponible qu’en 200ml et chaque détail de l’étiquette le caractérise. Nous avons travaillé avec Henry de Monclin pour l’ensemble du projet. Il est notamment intervenu sur le fond des étiquettes afin d’animer le linéaire de manière subtile, sans changer la forme des flacons pour les cinq différents jus.
S.G. : Henry a été très généreux et nous a beaucoup aidé. Lorsque nous lui avions parlé de ce projet, il a déniché ce flacon chez Pochet.
C.C. : L’idée du capot en cuir s’est également rapidement imposée. Nous cherchions un élément unisexe et le bois ou le métal étaient trop masculins. Nous avons trouvé un fabriquant de bracelets en cuir basé à Besançon à qui nous livrons le capot métal avec son insert plastique et qui les recouvre ensuite à la main.

Retrouvez l’intégralité de cette interview dans le numéro 82 (mai 2011)

Guillaume BREGERAS

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