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Hapticmedia : la 3D au service de la personnalisation

Hapticmedia : la 3D au service de la personnalisation

Pour le packaging customisable en ligne Rouge G, Guerlain a travaillé avec Hapticmedia, expert en visualisation 3D. Henri Foucaud, Pdg de Hapticmedia, explique l’impact que cette technologie peut avoir sur l’expérience du parcours client.

Quelle est, pour vous, la définition de la personnalisation du produit ?

La personnalisation comprend beaucoup d’éléments : des formes, des accessoires, des options de décor et, de l’autre côté, une bibliothèque de matières. Tous ces éléments peuvent être combinés à l’infini, de manière instantanée, grâce à la visualisation 3D. Cela permet un engagement du consommateur qui est beaucoup plus poussé.

En quoi consistait le projet Rouge G ?

Guerlain souhaitait relancer ce produit iconique en offrant à la consommatrice non seulement le choix de la couleur du rouge à lèvres, mais aussi la possibilité de customiser son capot, avec un décor de toutes les couleurs et textures. L’idée de la marque était de redonner un caractère personnel à cet objet. En tout, pour cette première version, il y a eu 30 couleurs de raisin et 15 capots différents.

Forme, qualité, texture du produit, le but de la visualisation 3D était aussi de rassurer le client et finalement d’expliquer le fonctionnement à travers des scénarios d’usage. Il ne faut pas oublier qu’une des barrières à l’achat en ligne provient du fait que le consommateur ne comprend pas bien le produit présenté. En intégrant des animations 3D, nous lui permettons d’en comprendre l’usage : comment faire monter le raisin, ouvrir le miroir… C’est ce que nous avons scénarisé avec Guerlain, en proposant une visualisation 3D très compréhensive, qui dissocie les deux éléments du produit (tube et capot) et le recompose. Il s’agit de simuler sa prise en main.

Cette stratégie répond clairement à un besoin car, dans 70 % des cas, le premier contact avec le produit se fait aujourd’hui à travers un smartphone ou une tablette. On est désormais sur un parcours d’achat qui est plutôt hybride – entre expérience virtuelle et expérience physique.

Techniquement, comment ça marche ?

Nous récupérons les fichiers 3D qui servent à industrialiser le produit, mais qui ne sont pas adaptés à faire des rendus visuels marketing. On a donc un important travail à faire pour que ces objets puissent tourner sur les téléphones et les tablettes et qu’il soit possible de les manipuler de façon très ergonomique. Si le résultat n’est pas extrêmement fluide, l’expérience client tombe à plat. Il faut qu’il ait l’impression de s’immerger dans le produit !

La visualisation 3D reste dans le domaine du… visuel. Y a-t-il des innovations à l’horizon qui pourraient communiquer le côté tactile d’un produit en ligne ?

Ce qui va apparaître assez rapidement, ce sont des écrans qui pourront générer des retours haptiques et réagir avec la peau pour donner une sensation de toucher, de chaleur… Autrement dit qui permettront de se rapprocher du contact réel avec la matière. Il y a des entreprises en Asie du Sud-Est qui travaillent là-dessus et nous devrions voir des choses de ce type d’ici à deux ans.

Quel est l’impact sur les ventes en ligne de la visualisation 3D ?

Certains témoignages de la part de nos clients démontrent des évolutions très significatives. Et, bien sûr, toutes les expériences que l’on propose nous permettent de collecter les data qui apportent des données marketing à la marque. Un plus non négligeable !

Alissa Demorest

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