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Elidose sort des sentiers battus

23/05/2018

    Elidose sort des sentiers battus

    Pour le mini-format aussi, l’innovation est cruciale. Avec deux sites de production en France, dont environ 70 % de l’activité sont dédiés au secteur de la cosmétique*, les développements récents d’Elidose, spécialiste du sachet monodose, vont tous dans le même sens : se démarquer de la concurrence. Rencontre avec Marc Devimes, son directeur général.

    Qu’apportez-vous de nouveau au format monodose ?

    Il faut savoir que sur le marché de la cosmétique, le sachet monodose est aujourd’hui de moins en moins un produit promotionnel. Et de plus en plus un produit dédié à la vente. La qualité d’un sachet doit donc bien coller à l’image du produit qu’il contient. Pour nous, cela se traduit par de nouvelles propositions au niveau esthétique et en termes d’usage, afin de sortir des sentiers battus et refléter la qualité du produit.

    Concernant l’aspect esthétique, il y a quelques années déjà, nous avons apporté du relief au sachet en y apposant un vernis sélectif gonflant : une plus-value visuelle et tactile. Cette solution est clairement une amélioration vis-à-vis de l’embossage, qui pouvait détériorer la barrière du support. Actuellement, nous travaillons sur des vernis sursaturés en paillettes qui apportent du relief par le biais de la matière. Des effets mats et brillants peuvent donner un joli contraste au support, sans parler de l’aspect luxe suggéré par la métallisation.

    Le format du support est aussi un sujet d’exploration. Notre produit Projet Lecture, par exemple, est un mini-livre au dos carré collé, dans lequel peut être fixé un maximum de trois échantillons prédécoupés. Les autres pages de ce livre donnent un espace à la marque pour le storytelling. Il s’agit là d’une nouvelle façon de mettre en scène le produit.

    La facilité d’ouverture des sachets est un autre élément de réflexion sur lequel nous nous penchons avec Magic Open. Composé de quatre couches, ce sachet sans micro-perforations est doté d’une ouverture « hyper directive » (parfaitement nette – NDLR) grâce à l’utilisation de matériaux spécifiques.

    Quelle est votre innovation la plus remarquable mise sur le marché ces derniers temps ?

    Pour Cha Ling (LVMH), nous avons conçu un monodose à partir d’un brief assez particulier : la marque nous a demandé de nous inspirer du rituel du sachet de thé pour mettre au point un soin pour les yeux. Nous avons développé un masque à double sachet (une poche pour chaque œil) contenant la formule qui gonfle au contact de l’eau. En non tissé 100 % viscose, y compris les attaches qu’on noue derrière la tête, le textile a été comme scellé grâce à un procédé spécifique développé en interne.

    Au-delà de la France, quels marchés géographiques visez-vous ?

    Nous sommes en train de développer le marché en Espagne, avec aussi des ambitions en Italie et en Allemagne. Les États-Unis sont une autre priorité. Mais notre production restera française, car c’est un métier de proximité. Cela n’aurait pas de sens de produire en Asie !

    * Les autres secteurs étant l’alimentaire, l’hygiène et la santé.

    Alissa Demorest

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